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LCN – 9 aout 2010 – Après les poules, les abeilles?

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/08/20100809-195224.html

L’idée d’implanter des ruches d’abeilles en ville semble faire son bout de chemin à Montréal, car en plus du Plateau Mont-Royal, l’Université du Québec à Montréal jongle avec l’idée d’accueillir des ruches.

Le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM aimerait installer jusqu’à six ruches sur le toit de la bibliothèque des sciences de l’université cet automne.

«Les abeilles sont des sentinelles de l’environnement étant de grands pollinisateurs, affirme Jean-Philippe Vermette, fondateur du CRAPAUD. Ces animaux représentent un bon indicateur pour savoir si un milieu est sain ou pas».

Selon lui, en plus d’avoir du miel, la présence de ruches en ville serait très intéressante d’un point de vue environnemental et scientifique afin d’étudier les abeilles dans un contexte urbain.

Dans le cadre d’un projet pilote d’agriculture urbaine qui sera lancé l’année prochaine, le Plateau-Mont-Royal, en collaboration avec l’Union paysanne, souhaite installer jusqu’à six ruches sur son territoire. L’arrondissement pense les installer sur les toits d’édifices municipaux. Un meilleur miel en ville?

«Je préfère avoir mes abeilles en ville. Les conditions sont clairement meilleures en ville ayant moins de zones végétales contaminées par des pesticides», soutient Marc Lucas, apiculteur au Rucher Turlu, qui a aménagé les quatre ruches sur le toit du Château Frontenac à Québec.

M. Lucas précise qu’en ville, contrairement en campagne, la production de miel s’étend de juin à mi-septembre grâce à la variété végétale qui y est présente. «En milieu agricole, je produis en fonction des actions des agriculteurs. Lorsqu’ils tondent leur champ, la production de miel chute. Ce problème n’existe pas en zone urbaine», dit-il.

Sylvie Boulanger, secrétaire de la Fédération des apiculteurs du Québec, croit que l’élevage d’abeilles en ville est une bonne occasion pour découvrir une nouvelle variété de miel et pour améliorer la cohabitation entre les abeilles et les humains.

«Les gens doivent cesser d’avoir peur. Les chances de se faire piquer par une abeille sont rares, à moins de se coucher dans une plate-bande de fleurs», soutient Mme Boulanger. L’abeille n’adopte pas le même comportement social que la guêpe. Contrairement à celle-ci, l’abeille pique seulement si elle est agressée.

De son côté, Jocelyn Marceau, expert en pollinisation et ingénieur au ministère de l’Agriculture du Québec, rappelle que l’élevage d’abeilles en ville est «délicat» et que plusieurs sont allergiques aux piqûres d’abeilles. Selon lui, un nombre restreint de ruches en ville ne cause pas d’inconvénients, mais il ne faudrait pas qu’il y en ait beaucoup.

M. Lucas croit, pour sa part, que 15 ruches dans un périmètre de trois kilomètres carrés n’engendreraient aucun problème.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, on comptait dans la province environ 266 apiculteurs pour un total d’environ 35 545 ruches en 2006.

(Agence QMI)

24H – 9 aout 2010 – Abeilles en ville

http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2010/08/20100809-174633.html
L’idée d’implanter des ruches d’abeilles en ville semble faire son bout de chemin à travers Montréal, en plus du Plateau Mont-Royal, l’Université du Québec à Montréal analyse le potentiel d’avoir des ruches sur le toit de son complexe des sciences.

Le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) œuvrant à l’UQAM aimerait installer quatre à six ruches sur le toit de la bibliothèque des sciences de l’Université cet automne après vérification des contentieux juridiques.

« Les abeilles sont des sentinelles de l’environnement étant de grands pollinisateurs », affirme Jean-Philippe Vermette, fondateur de CRAPAUD. « Ces animaux représentent un bon indicateur pour savoir si un milieu est sain ou pas ». Selon lui, en plus d’avoir du miel, la présence de ruches en ville seraient très intéressante d’un point de vue environnemental et scientifique afin d’étudier les abeilles dans un contexte urbain.

Rappelons que dans le cadre d’un projet pilote d’agriculture urbaine qui sera lancé l’année prochaine, le Plateau-Mont-Royal, en collaboration avec l’Union paysanne, souhaite installer deux à six ruches sur son territoire. L’arrondissement pense à les installer sur ses toits municipaux.

Pour le moment, aucun quartier se dit intéresser à ce projet n’ayant pas eu de demande de la population, mais Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce compte, pour sa part, suivre avec attention l’initiative du Plateau et étudier les impacts concrets que pourrait avoir des ruches d’abeilles sur son territoire.

Un meilleur miel en ville?

« Je préfère avoir mes abeilles en ville. Les conditions sont clairement meilleures en ville ayant moins de zones végétales contaminées par des pesticides », soutient Marc Lucas, apiculteur au Rucher Turlu, qui a aménagé les quatre ruches sur le toit du Château Frontenac à Québec. « Personne ne peut battre les agriculteurs en campagne en terme de pollution », ajoute-t-il.

De plus, M. Lucas précise qu’en métropole, contrairement à la production de miel en campagne, ses miellées sont continues de juin à mi-septembre grâce à la variété végétale qui y est présente. « En milieu agricole, je produis en fonction des actions des agriculteurs. Lorsqu’ils tondent leur champ, la production de miel chute. Ce problème n’existe pas en zone urbaine. »

Danger ou cohabitation pacifique

Sylvie Boulanger, secrétaire de la Fédération des apiculteurs du Québec, croit que l’élevage d’abeilles en ville est une bonne occasion pour découvrir une nouvelle variété de miel et pour améliorer la cohabitation pacifique entre abeilles et les hommes.

« Les gens doivent cesser d’avoir peur. Les chances de se faire piquer par une abeille sont rares, à moins de se coucher dans une plate-bande de fleurs », soutient Mme Boulanger. L’abeille n’adopte pas le même comportement social que la guêpe. Contrairement à celle-ci, elle pique seulement si elle est agressée.

Elle souligne également que n’importe qui peut devenir apiculteur. « Il suffit de bien se renseigner et de suivre un cours d’appoint. »

Jocelyn Marceau, expert en pollinisation et ingénieur au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, rappelle, quant à lui, que l’élevage d’abeilles en ville est « délicat » et qu’il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de personnes allergiques aux piqûres d’abeilles. Selon lui, un nombre restreint de ruches en métropole peut ne pas causer de problème, mais il ne faudrait pas que cela devienne la « cacophonie ».

M. Lucas croit, pour sa part, que « 15 ruches dans un périmètre de trois kilomètres carrés n’engendreraient aucun problème.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, on comptait environ 266 apiculteurs pour un total d’environ 35 545 ruches au Québec, en 2006.

L’UQÀM au quotidien
7 juillet 2009

Le 2 juillet dernier, on lançait au Complexe des sciences Pierre-Dansereau de l’UQAM les jardins du CRAPAUD (Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable), une initiative étudiante. Composés de divers îlots thématiques, les jardins sont situés derrière le pavillon Sherbrooke, entre le pavillon Président-Kennedy et l’Agora Hydro-Québec, de même que sur les terrasses du 5e étage du pavillon Président-Kennedy et du 6e étage du pavillon de Design au campus central. Ils comprennent notamment des plantes médicinales, des fleurs comestibles, des fines herbes, des petits fruits, des plantes potagères oubliées et un jardin amérindien rappelant les techniques d’agriculture traditionnelles.
Les membres du CRAPAUD. Debout, derrière : Fabien Wegmuller, Antoine Trottier, Luc Poirier, Fran Bristow et Cynthia Moreau. Devant : Frédérique Binette, Marie-Eve Blais, Élyse Cardinal, Jean-Philippe Vermette et Frédéric Chouinard. Photo : Julie Martineau.

Certains îlots des jardins rendent hommage au professeur Armel Boutard, décédé le 27 août 2008. Physicien et éducateur environnemental, M. Boutard avait créé le certificat en sciences de l’environnement de l’UQAM.

Les jardins du CRAPAUD ont fait l’objet d’une entente entre le Service des immeubles et de l’équipement, responsable de l’entretien horticole du campus, les Services de la vie étudiante, responsable des liens avec les associations étudiantes et le Comité institutionnel d’application de la politique environnementale (CIAPE) qui encadre les initiatives environnementales à l’UQAM. Les jardins représentent pour la communauté un projet horticole à haute valeur environnementale tant par ses aménagements que par ses techniques de travail. Il sert également de vitrine en matière de développement durable et vise à améliorer le cadre de vie universitaire.

Parrainé par le GRIP-UQAM, le CRAPAUD a comme mission de promouvoir, par la recherche, la sensibilisation, la réappropriation et l’action, une agriculture, un aménagement et un entretien paysager respectueux de l’environnement utilisant le jardin urbain et le compostage en milieu institutionnel comme laboratoire expérimental d’éducation populaire. Dénonçant l’hégémonie végétale de la pelouse, la mécanisation polluante de l’entretien paysager, le coût environnemental exorbitant relié au transport de la main d’œuvre et de la disposition des matières résiduelles et l’omniprésence des espaces bétonnés, le CRAPAUD tend à diversifier l’aménagement paysager des milieux institutionnels par des plantes comestibles indigènes.

Oeuvrant à l’UQAM, le CRAPAUD se fait un devoir d’engager des étudiants à des fins de stages, de recherche ou d’emplois d’été rémunérés. La localisation est ainsi au cœur du projet, diminuant du coup les coûts de transport associés à la disposition des matières résiduelles par le compostage sur les lieux, en augmentant la production alimentaire en ville et en s’approvisionnant de produits et services de proximité. Mobilisant également la communauté environnante, le CRAPAUD se veut ouvert sur les différentes possibilités de partenariat avec des organismes à but non lucratif oeuvrant dans les quartiers avoisinants sur les causes environnementales et sociales.

Des études universitaires au Québec : une différence qui se vit.
2 septembre 2009

Le CRAPAUD de l’UQAM

Depuis le milieu de l’été, le Complexe des sciences Pierre-Dansereau de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) accueille les jardins du CRAPAUD (Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable), une initiative étudiante composée de divers îlots thématiques qui comprennent notamment des plantes médicinales, des fleurs comestibles, des fines herbes, des petits fruits, des plantes potagères oubliées et un jardin amérindien rappelant les techniques d’agriculture traditionnelles.

Parrainé par le Groupe de recherche d’intérêt public de l’UQAM (GRIP-UQAM), le CRAPAUD a comme mission de promouvoir, par la recherche, la sensibilisation, la réappropriation et l’action, une agriculture, un aménagement et un entretien paysager respectueux de l’environnement utilisant le jardin urbain et le compostage en milieu institutionnel comme laboratoire expérimental d’éducation populaire. Dénonçant l’hégémonie végétale de la pelouse, la mécanisation polluante de l’entretien paysager, le coût environnemental exorbitant relié au transport de la main d’œuvre et de la disposition des matières résiduelles et l’omniprésence des espaces bétonnés, le CRAPAUD tend à diversifier l’aménagement paysager des milieux institutionnels par des plantes comestibles indigènes.

Les membres du CRAPAUD. Debout, derrière : Fabien Wegmuller, Antoine Trottier, Luc Poirier, Fran Bristow et Cynthia Moreau. Devant : Frédérique Binette, Marie-Eve Blais, Élyse Cardinal, Jean-Philippe Vermette et Frédéric Chouinard. Photo : Julie Martineau.

Oeuvrant à l’UQAM, le CRAPAUD se fait un devoir d’engager des étudiants à des fins de stages, de recherche ou d’emplois d’été rémunérés. La localisation est ainsi au cœur du projet, diminuant du coup les coûts de transport associés à la disposition des matières résiduelles par le compostage sur les lieux, en augmentant la production alimentaire en ville et en s’approvisionnant de produits et services de proximité. Mobilisant également la communauté environnante, le CRAPAUD se veut ouvert sur les différentes possibilités de partenariat avec des organismes à but non lucratif oeuvrant dans les quartiers avoisinants sur les causes environnementales et sociales.

Des jardins sur les toits : de nouveaux espaces pour la communauté
9 juillet 2009

Les légumes poussent à UQAM !

Le Crapaud agrandit sa marre ! Notre petite initiative sur le toit du pavillon de design a été reprise par le CRAPAUD (collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable) dans le cadre d’une vaste opération d’appropriation du campus universitaire par les étudiants. Cet été à UQAM, les légumes poussent ! Aux jardins sur les toits du pavillon PK et Design se sont rajoutés de multiples jardins thématiques: médicinales, autochtones, traditionnels. Se sont des jardins clandestins aujourd’hui acceptés et valorisés.

Issu du GRIP, de Verdis toit et du projet Des jardins sur les toits, le CRAPAUD vient jeter un pavé dans la marre bureaucratique de l’Université. En, effet peut on lire sur le site du CRAPAUD (www.crfapaud.info), le CRAPAUD se fait un devoir d’engager des étudiants à des fins de stages, de recherche ou d’emplois d’été rémunérés. » Il a même réussit à être financé par l’Université pour embellir le campus et développer de nouvelles initiatives vertes sur le site, dont un centre de compostage.

« Le CRAPAUD a comme mission de promouvoir, par la recherche, la sensibilisation, la réappropriation et l’action, une agriculture, un aménagement et un entretien paysager respectueux de l’environnement utilisant le jardin urbain et le compostage en milieu institutionnel comme laboratoire expérimental d’éducation populaire.

Dénonçant l’hégémonie végétale de la pelouse, la mécanisation polluante de l’entretien paysager, le coût environnemental exorbitant reliés au transport de la main d’œuvre et de la disposition des matières résiduelles et l’omniprésence des espaces bétonnés, le CRAPAUD tend à diversifier l’aménagement paysager des milieux institutionnels par des plantes comestibles indigènes. »

Des jardins sur les toits est fière d’appuyer le CRAPAUD dans ses premiers sauts. Un tel engagement des étudiants et une telle vision de l’administration me donne espoir que les grosses institutions peuvent parfois apporter de l’eau à la marre et favoriser la prolifération de citoyens verts.

Affaires universitaires
8 septembre 2009

Mousquetaires verts à Montréal

par Mercedes Déziel-Hupé

MousquetairesLes jardins collectifs et les toits jardiniers ne sont que quelques exemples d’agriculture urbaine, un mode de vie dont la popularité croît dans les régions métropolitaines du Canada. Voilà un concept aussi écologique que sa pratique!

C’est au cours de la première semaine d’août que la première école d’été en agriculture urbaine a vu le jour à Montréal. L’idée du Conseil de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durables (CRAPAUD) s’est implantée au sein du groupe il y a moins de trois mois et a germé rapidement depuis. L’école a donc été créée par Eric Duchemin, professeur en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Fabien Wegmuller et Jean-Philippe Vermette, tous trois membres du CRAPAUD à l’UQAM. Un grand pas écolo pour cette université et le début d’une reconquête de la verdure dans la métropole.

L’agriculture urbaine est née de l’autoconsommation. Cependant, le développement moderne a favorisé les espaces de services aux espaces verts. « La situation économique des années 1970 a poussé la population (autant les citoyens de Montréal que ceux de New York) à revendiquer des parcelles cultivables pour contrer la perte de l’agronomie », précise M. Beauchemin. Les bienfaits environnementaux sont d’ailleurs nombreux et favorisent un rétablissement du contact entre l’agriculteur et le citadin.

Dans un souci d’établir un rapport communauté-université, l’école, qui a accueilli quelque 70 participants, était ouverte à tous. M. Duchemin explique que, « une belle brochette de gens d’ONG, agronomes retraités, conseillers municipaux et étudiants, ont assisté aux classes ». Au cours de la semaine, les participants étaient amenés à passer quelques heures en classe à se familiariser avec les enjeux environnementaux, politiques, sociaux et avec les questions de contamination des sols, d’éducation à l’environnement et naturellement, d’aménagement paysager et d’urbanisation. Ils travaillaient à des exercices d’optimisation sur trois sites dont le campus de l’UQAM, les Habitations Jeanne-Mance et un site du Plateau Mont-Royal.

Pour le moment, les plus grands défis sont un manque de volonté politique d’offrir davantage d’espace et du financement, admet Fabien Wegmuller. Il ajoute que « l’individu, pour sa part, démontre généralement un fort intérêt ».

Restez à l’affût, puisque nos mousquetaires verts préparent une suite à cette école l’an prochain et envisagent de développer un projet cousin en Europe.

L’express : l’hebdo des francophone du Grand Toronto
Semaine du 1 septembre au 7 septembre 2009

Le CRAPAUD: cultiver pour mieux enseigner

La ville de Montréal a vu croître cet été les potagers du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD).

Pour sa première année officielle d’existence, le regroupement d’étudiants en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal a mis sur pied une dizaine de jardins dans la cour intérieure et sur les toits du Cœur des Sciences de cette université.

Piments, concombres et haricots côtoient capucines et autres herbes médicinales dans ces jardins urbains.

Le but premier du CRAPAUD est d’enseigner l’agriculture urbaine aux citadins, indique Jean-Philippe Vermette, étudiant à la maîtrise en sciences de l’environnement et membre du CRAPAUD.

D’ailleurs, la véritable récolte s’est faite sur les bancs d’école pour le regroupement d’étudiants.

Du 3 au 7 août derniers, les plates-bandes de Montréal ont été envahies par une soixantaine de curieux, scientifiques et professionnels pour la première École d’été en agriculture urbaine.

Durant une semaine de réflexion et d’ateliers, six équipes ont rêvé les aménagements les plus fous en agriculture urbaine pour revitaliser trois emplacements plutôt gris de la métropole: les habitations Jeanne-Mance, le quartier Duluth ainsi que le campus est de l’UQAM.

Le devoir
4 juillet 2009

Guérilleros de la binette

Isabelle Paré
Édition du samedi 04 et du dimanche 05 juillet 2009

Mots clés : villes, jardins, Canada (Pays), Montréal

En avril dernier, le mot est lancé sur Internet. Les invitations courent sur Facebook.com. Tout sera préparé à l’aide d’un manuel détaillé obtenu sur la Toile, confectionné avec les moyens du bord. Puis, on décidera du jour de l’attentat à la bombe… verte.

«Une vingtaine de personnes s’étaient donné rendez-vous sur Facebook. Puis, on a fait des bombes de semences que les gens sont allés lancer là où ça leur plaisait», explique Sarah la grande, une designer graphique, nouvellement initiée à ce loisir urbain.

La préparation de bombes de semences (seedbombing) fait partie des activités choyées par les guérilleros urbains, qui tentent de changer le visage de leur quartier par le jardinage clandestin. Facile. Prenez une boule d’argile, ajoutez un peu de terre, du compost, de l’eau, et insérez des semences triées sur le volet. Laissez sécher. Puis bombardez dans un endroit miteux et laissé en friche, en manque criant de verdure.

Encore embryonnaire à Montréal, le guerilla gardening (guerillagardening.org) est en pleine progression en Amérique et en Europe. Quand ce n’est pas avec binettes et râteaux que les citoyens décident d’améliorer les terrains bétonnés de leur ville, c’est à l’aide de ces bombettes végétales, qui peuvent être lancées sur les terrains inaccessibles et hostiles à presque toutes les formes de végétaux.

«Les meilleurs endroits sont les terrains contaminés, qui peuvent être nettoyés par les plantes comme l’ortie. Le but n’est pas seulement d’embellir, mais surtout d’éveiller les consciences en utilisant un symbole qui frappe», explique Jean-Sébastien Vermette, étudiant en sciences de l’environnement et membre du Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

En 2007, Jean-Sébastien Vermette et d’autres étudiants lançaient des opérations de jardinage clandestin sur le campus pour créer des jardins improvisés. Avec plantes et semences, ils ont converti à l’agriculture urbaine certains toits et terrains gazonnés, jusque-là entretenus à coup de tondeuse.

Ils ont même réussi à infléchir le sort d’une cour bétonnée du Pavillon des sciences, où s’épanouissent maintenant plusieurs potagers qui alimentent la garderie de l’université et le refuge pour itinérants de l’église St. John’s. L’UQAM a finalement remis entre les mains du CRAPAUD une partie de l’entretien des jardins et paie des étudiants pour ce faire. «Ils nous ont engagés plutôt que de confier l’entretien à des compagnies qui engageaient des Mexicains. En plus, on a poussé cette compagnie à utiliser une tondeuse électrique et des râteaux, à la place de souffleuses pour ramasser les feuilles», dit ce membre du collectif.

Ils sont des centaines à tenter de changer le visage de leur coin de ville d’un coup de bêche. Depuis des années, Émily Rose Michaud, une artiste du Mile-End, affectionne le dernier refuge vert du quartier, un vaste terrain du CP situé à l’angle des rues De Gaspé et Bernard. Lorsqu’elle a appris que la Ville projetait d’y implanter un vaste projet immobilier, elle a décidé d’y créer une oeuvre vivante et a débarqué avec pelles et pioches.

«J’ai recréé un immense symbole Roerich, visible du haut des airs, avec des pierres et des plantes. Ce symbole était utilisé pendant la guerre pour protéger des bombardements les églises, les hôpitaux et les lieux culturels. Pour moi, ce symbole veut dire que ce terrain a une très grande valeur, en raison de sa biodiversité et de sa beauté», explique l’artiste.

Ce projet personnel est vite devenu un projet de quartier. Des dizaines de personnes s’y rendent pour donner un coup de pelle de temps à autre. Un blogue a été créé, s’attirant plus de 300 fidèles. Le CP, las de voir ces commandos de jardiniers envahir ses terres, a finalement cédé le terrain à la Ville, qui laisse les aficionados du site s’y rendre sans risquer une amende.

«Notre mouvement a eu de l’impact. Pour moi, dans ce jardin, c’est plus le processus que le résultat qui est important. Cette oeuvre a créé des ponts entre les gens, l’art et l’écologie», explique cette étudiante aux beaux-arts.

Dans le même esprit, le collectif d’artistes Fallen Fruit de Los Angeles créait en 2005 une carte pour localiser tous les arbres fruitiers du quartier dont les branches poussaient au-dessus de lieux publics. L’idée était simple: faire redécouvrir aux citoyens les rues bordées de citronniers, de pamplemoussiers, d’avocatiers et d’autres fruits exotiques, dans cette ville où la voiture est reine. Des marches de nuit collectives et des récoltes sont organisées. «C’était au départ un projet temporaire lancé pour une revue artistique. Mais aujourd’hui, il y a de 70 à 120 personnes qui participent à nos soirées de récolte», raconte Matias Viegener, un des artistes-fondateurs de Fallen Fruit. Le tout se termine ensuite par un immense party de cuisine où tout un chacun est invité à confectionner la «public fruit jam», mise en conserve et donnée gratuitement. «La confiture est donnée parce qu’on veut que ce projet retourne à la communauté. La confiture n’est qu’un prétexte pour intéresser les gens à leur ville et à leurs voisins. Le mot « jam » vaut autant pour confiture que pour une vaste rencontre improvisée».

Gaïa presse
27 juillet 2009

Le CRAPAUD, cultiver pour mieux enseigner

Déjà championne des jardins communautaires, la ville de Montréal a vu croître quelques projets agricoles cet été, notamment celui du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD). Pour sa première année officielle d’existence, le regroupement d’étudiants en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a mis sur pied une dizaine de jardins dans la cour intérieure et sur les toits du Cœur des sciences de l’université.

Pour les étudiants en sciences de l’environnement, tout a commencé l’été dernier, lorsqu’ils ont planté des fines herbes parmi les plates-bandes du Cœur des sciences. Un geste qui a attiré l’attention de l’administration de l’UQAM. Un an plus tard, avec un soutien de 15 000 $ de l’université, les jardiniers du CRAPAUD ont mis en terre une diversité importante de plantes grimpantes, arbustes et fines herbes qui se mêlent sur les plates-bandes gazonnées. « Il est possible d’allier les plantes maraîchères et décoratives pour donner un jardin beau et pratique », croit Jean-Philippe Vermette. En effet, piments, concombres et haricots côtoient capucines et autres herbes médicinales dans ces jardins urbains. Sans compter un champ de patates et deux espèces de maïs autochtones.

Pour ces jardins sur les toits des pavillons des Sciences et de Design, les plantes grandissent dans des bacs construits à l’aide de pancartes électorales et de tuyaux en plastique. Comme quoi le jardinage n’a pas besoin de coûter cher, rappelle Jean-Philippe Vermette. « Il suffit de retirer quelques graines d’une tomate, les faire sécher au soleil quelques jours et planter le tout pour s’alimenter sainement tout l’été », résume ce jardinier urbain, qui espère bientôt devenir fermier. « Ce serait super si on pouvait avoir un petit poulailler avec des poules pondeuses », confie-t-il.

Le jardin aménagé par le CRAPAUD sur le toit du Pavillon Président Kennedy, au Cœur des sciences de l’UQAM.
Pour éviter un arrosage quotidien, les plantes s’abreuvent par capillarité
grâce à une réserve d’eau versée au fond des bacs.

Toutefois, la véritable récolte se fera auprès du public pour les jardiniers du CRAPAUD. « Notre but n’est pas de produire des légumes. Il est d’abord pédagogique. Nous voulons montrer aux gens que tout peut être planté et cultivé en ville », explique Jean-Philippe Vermette tout en fixant un plant de tomates autour d’un tuteur.

Concrètement, le CRAPAUD a rassemblé près de soixante curieux, scientifiques et professionnels sur les bancs de l’UQAM pour la première École d’été en agriculture urbaine, qui aura lieu du 3 au 7 août prochain. D’autres ateliers d’agriculture urbaine pourraient avoir lieu dans les prochains mois. Selon Jean-Philippe Vermette, c’est surtout le manque d’information qui retient les citadins de sortir leurs plants de haricots sur le balcon. « Le public a une volonté de jardiner, mais il ne sait pas où commencer. Nous voulons redonner aux gens le goût de travailler la terre », explique-t-il.

Le volet pédagogique du groupe ne s’arrête pas là. L’un des dix jardins thématiques est cultivé par les tout-petits du Centre de la petite enfance (CPE) de l’université. « Les enfants plantent des concombres et des haricots et ils désherbent et arrosent leur jardin à tous les jours. Ils sont très fiers de leur travail et montrent la croissance des plantes à leurs parents », raconte Jean-Philippe Vermette. Une fois la belle saison terminée, les légumes recueillis dans les dix jardins du CRAPAUD seront remis au CPE.

Sciences Presse
25 août 2009

Le CRAPAUD : cultiver pour mieux enseigner

La ville de Montréal a vu croître cet été les potagers du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD). Pour sa première année officielle d’existence, le regroupement d’étudiants en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a mis sur pied une dizaine de jardins dans la cour intérieure et sur les toits du Cœur des Sciences de cette université.

Piments, concombres et haricots côtoient capucines et autres herbes médicinales dans ces jardins urbains. Sans compter un champ de patates et deux espèces de maïs autochtones. Des installations thématiques aussi savoureuses que pédagogiques, car le but du CRAPAUD est d’abord d’enseigner l’agriculture urbaine aux citadins, indique Jean-Philippe Vermette, étudiant à la maîtrise en sciences de l’environnement et membre du CRAPAUD.

D’ailleurs, la véritable récolte s’est faite sur les bancs d’école pour le regroupement d’étudiants. Du 3 au 7 août derniers, les plates-bandes de Montréal ont été envahies par une soixantaine de curieux, scientifiques et professionnels pour la première École d’été en agriculture urbaine.

Durant une semaine de réflexion et d’ateliers, six équipes ont rêvé les aménagements les plus fous en agriculture urbaine pour revitaliser trois emplacements plutôt gris de la métropole : les habitations Jeanne-Mance, le quartier Duluth ainsi que le campus est de l’UQAM.

Résultat : jardins multiethniques, balcons potagers, serres quatre saisons coopératives, ruches sur les toits, murs végétaux de haricots. Des idées audacieuses, novatrices et parfois farfelues qui témoignent bien de toutes les possibilités inexplorées de l’agriculture urbaine. Le CRAPAUD s’est dit très satisfait de cette première édition et prévoit récidiver prochainement avec d’autres ateliers en agriculture urbaine.

Le devoir
Édition du vendredi 07 août 2009

Il fleurit des bombes sur montréal

«Des jardins communautaires, pas des gaz à effet de serre», entendait-on hier angle De Bleury et Président-Kennedy tandis qu’une soixantaine de personnes prenaient la rue d’assaut pour y déposer une bombe de leur crû en forme… de potager!

Les guérilleros jardiniers ont animé l’espace bétonné le temps de dénoncer le manque d’espaces disponibles pour l’agriculture urbaine au centre-ville et ont rappelé par le fait même qu’une place de stationnement occupe approximativement le même espace qu’un lot cultivable dans un jardin communautaire.

Métro
Montréal stagne en matière d’agriculture urbaine
4 août 2009

24 heures
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Un geste haut en couleur, un mode de revendication: telle est l’idée derrière la guérilla verte qui a vu le jour à New York. Des militants verts arpentent les villes pour disséminer des boulettes remplies de semences et ainsi faire fleurir des coins d’urbanité moins choyés par dame Nature, explique Antoine Trottier, guérillero vert.

Antoine Trottier est membre du collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM.

Un garde-manger sur le toit

Le 30 août 2009

Valérie Ouellet

Agence Science Presse

 Toits de La Maison de Lauberivière. Photo: archives Le Soleil
Toits de La Maison de Lauberivière. Photo: archives Le Soleil

Plus besoin d’une terre à Saint-Alphonse-du-profond pour récolter les fruits de son labeur. Un nombre croissant de citadins et d’organismes communautaires n’ont qu’à monter sur leur toit pour trouver un garde-manger bien rempli. Tenez bien vos bretelles, le fermier nouveau genre arrive en ville. Portrait de deux initiatives audacieuses au coeur de grandes villes québécoises.

Le CRAPAUD : cultiver pour mieux enseigner La ville de Montréal a vu croître cet été les potagers du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD). Pour sa première année officielle d’existence, le regroupement d’étudiants en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a mis sur pied une dizaine de jardins dans la cour intérieure et sur les toits du Coeur des Sciences de cette université.

Piments, concombres et haricots côtoient capucines et autres herbes médicinales dans ces jardins urbains. Sans compter un champ de patates et deux espèces de maïs autochtones. Des installations thématiques aussi savoureuses que pédagogiques, car le but du CRAPAUD est d’abord d’enseigner l’agriculture urbaine aux citadins, indique Jean-Philippe Vermette, étudiant à la maîtrise en sciences de l’environnement et membre du CRAPAUD.

D’ailleurs, la véritable récolte s’est faite sur les bancs d’école pour le regroupement d’étudiants. Du 3 au 7 août derniers, les plates-bandes de Montréal ont été envahies par une soixantaine de curieux, scientifiques et professionnels pour la première École d’été en agriculture urbaine.

Durant une semaine de réflexion et d’ateliers, six équipes ont rêvé les aménagements les plus fous en agriculture urbaine pour revitaliser trois emplacements plutôt gris de la métropole : les habitations Jeanne-Mance, le quartier Duluth ainsi que le campus est de l’UQAM.

Résultat : jardins multiethniques, balcons potagers, serres quatre saisons coopératives, ruches sur les toits, murs végétaux de haricots. Des idées audacieuses, novatrices et parfois farfelues qui témoignent bien de toutes les possibilités inexplorées de l’agriculture urbaine. Le CRAPAUD s’est dit très satisfait de cette première édition et prévoit récidiver prochainement avec d’autres ateliers en agriculture urbaine.

La Maison de Lauberivière : assurer sa sécurité alimentaire

L’agriculture urbaine peut aussi devenir un moyen de subsistance pour les jardiniers dans le besoin. Sur les toits de La Maison de Lauberivière, plus grand centre d’hébergement pour personnes sans-abri et démunies de la ville de Québec, les produits de 500 plants de fines herbes, tomates, céleris, poireaux et autres concombres atterriront dans les assiettes des visiteurs.

Le centre d’hébergement a fait appel aux Urbainculteurs pour transformer son toit en potager. Le groupe environnemental estime qu’il aura produit une récolte d’environ deux tonnes de légumes et de fines herbes sur les toits de Lauberivière au terme de l’été. « Ce potager est synonyme d’une autonomie alimentaire. Nous n’aurons plus besoin de courir après les donateurs pour avoir suffisamment de légumes frais », note avec soulagement Frédéric Lapointe, coordonnateur des services alimentaires et soutien à la Maison de Lauberivière. Les légumes récoltés permettront aux cuisiniers de préparer des repas plus riches en saveur et plus diversifiés, se réjouit-il.

Les potagers de l’organisme sont là pour rester, ont récemment annoncé les Urbainculteurs. En effet, une subvention de 65 000 dollars offerte par la Fondation GDG permettra au plus vaste potager suspendu à Québec de continuer sa croissance durant les trois prochaines années. Avec ce soutien financier, les Urbainculteurs espèrent produire quatre tonnes d’aliments pour 2011. Le don engage également la mise sur pied d’un programme de réinsertion sociale via l’entretien des jardins.

Qu’elle soit pédagogique ou alimentaire, il suffit souvent de lever les yeux pour voir poindre du haut des toits les pousses de l’agriculture en ville. Jardinier débutant et laboureur de longue date, préparez-vous à être surpris par cette tendance en pleine croissance.